01 JUIN 2016

Éric Lagrange, accidenté de la route, raconte son histoire

« Il y a 8 ans, j’ai été victime d’un grave accident de la route en Beauce. Je n’avais que 22 ans et déjà, ma vie venait de basculer complètement. Ça s’est passé un dimanche, alors que mes amis et moi avions décidé d’aller dîner au village après avoir fait de la mécanique sur le pick-up de l’un d’eux. En embarquant dans l’auto, j’étais loin de m’imaginer qu’environ 2 km plus loin, j’allais vivre le pire drame qui soit : perdre deux de mes meilleurs amis et me retrouver du jour au lendemain dans le coma, entre la vie et la mort.

J’étais assis à l’arrière du véhicule. Lorsque la perte de contrôle s’est produite, nous avons frappé un poteau de téléphone et j’aurais alors été éjecté du véhicule par une fenêtre, pour ensuite atterrir dans un champ de l’autre côté de la route. À l’arrivée des ambulanciers, j’avais déjà sombré dans le coma. Ils m’ont emmené d’urgence à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. « À notre arrivée, notre fils était déjà sur la table d’opération. L’équipe médicale tentait l’impossible pour le garder en vie. Sa tête, son cou, ses poumons, sa rate, ses bras et ses jambes faisaient partie des organes et membres atteints, alors plusieurs spécialistes ont dû intervenir. Quand on a pu le voir pour la première fois, il était méconnaissable. Il était enflé de partout et avait des tubes sur tout le corps. La seule chose que nous avons reconnu de lui à ce moment-là, c’était une cicatrice qu’il avait déjà sur un orteil. », racontent ses parents Anne et Roger. « Selon les équipes médicales, ses chances de survie étaient minces. S’il s’en sortait par miracle, ce ne serait certainement pas sans séquelle selon eux, tel qu’être atteint de troubles cognitifs ou intellectuels graves, être sourd ou devoir réapprendre à parler et à marcher. C’était le pire moment de notre vie. »

Après avoir été près d’un mois dans le coma, je me suis réveillé. Contre toute attente, je ne souffrais d’aucune paralysie et n’avais pas perdu la mémoire. Les équipes de soins n’avaient jamais vu ça étant donné l’état dans lequel je suis arrivé. Un vrai miracle! Je ne pouvais marcher à ma sortie d’hôpital, mais un séjour en réadaptation m’a permis de retrouver mon quotidien quelques mois plus tard. Il est vrai que je dois composer avec plusieurs séquelles depuis, mais ça aurait pu être bien pire. Je ne peux peut-être plus goûter et sentir, j’ai moins de mémoire à court terme, il est plus difficile de me concentrer, je me fatigue plus rapidement, j’ai moins de force qu’avant et je souffre désormais d’épilepsie, mais au moins j’ai tous mes membres et je peux encore marcher. J’ai la chance d’être en vie. « Après tout le chemin parcouru, voir notre fils retrouver son autonomie et reprendre sa vie en main était pour nous un cadeau du ciel. »

Grâce à l’expertise d’équipes de soins spécialisées, j’ai pu bénéficier d’une technique d’intervention qui n’était pas pratiquée quelques années seulement avant mon accident. Le soutien des donateurs de la Fondation du CHU de Québec est essentiel à l’avancement des connaissances et pratiques d’équipes médicales comme celles sans qui je ne serais peut-être pas ici pour en témoigner.

J'ai aujourd'hui 30 ans, je suis vivant et comblé par la vie! Merci aux équipes de soins spécialisées en traumatologie à l’urgence de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus! Me voilà aujourd’hui à pouvoir apprécier pleinement ce que la vie a à m’offrir. J’ai récemment acheté ma première maison avec celle qui partage ma vie, je me marie d’ici peu et planifie même avoir un enfant! »

- Éric Lagrange

Pour faire un don pour la cause de la traumatologie à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, cliquez ici.
 

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